Stella
Messages : 95 Date d'inscription : 30/06/2016 Localisation : Je me suis perdue quelque part dans l'océan
| Sujet: Derrière les portes Jeu 19 Avr - 12:39 | |
| Bon alors Ragne m'a forcée à poster donc voici un petit texte Je dis petit mais en fait il est plutôt long comparé à d'habitude (pour tous ceux qui ne me croyaient pas quand je disais que j'écrivais bizarrement quand mes textes étaient longs xD) Je l'aime pas, il y a un truc dans le style qui me dérange, mais bon, le voilà : Derrière les portes Le réveil fut étrange. Elle s'assit dans un lit inconnu, les jambes couvertes d'un drap qui brillait d'un blanc immaculé, les coudes appuyés sur un oreiller de velours rouge sang. Ses cheveux étaient détachés, doux et lavés, ses ongles, limés, et elle pouvait sentir sur son visage une couche de maquillage. Soulevant les couvertures, elle passa ses jambes sur le côté du lit. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle, et vit des meubles en bois d'acajou vernis, des murs peints et une double-porte dorée. Elle se mit sur ses pieds et marcha jusqu'à une immense glace, afin de voir ce à quoi elle ressemblait. Elle était vêtue d'une robe de nuit blanche qui lui arrivait aux genoux. Un ruban bleu en satin lui serrait la taille, et un tissu transparent lui couvrait les épaules. Elle s'approcha de quelques pas, et observa son visage. Un trait noir soulignait ses yeux et elle avait sur son front deux cercles écarlates. Elle abaissa ses paupières, et lança un regard vers la porte. Pieds nus, elle s'avança et posa une main sur le bois peint. Elle rapprocha son visage et écouta quelques instants. Aucun bruit. C'était parfait. Elle se redressa et poussa la cloison qui s'ouvrit sans problème. Elle se retrouva dans un couloir sombre. L'endroit était immense. D'un côté s'alignaient toutes les portes, et de l'autre, le mur s'ouvrait sur des vitres d'où ne passait que la lumière de la Lune. Elle choisit d'aller sur sa gauche. La fraicheur de la nuit dressait ses poils sur ses bras et le frottement du vêtement à l'arrière de ses genoux lui rappelait qu'elle ne savait pas où elle était. Des pas derrière elle la firent sursauter et se plaquer contre le mur. Elle vit un homme passer sans lui jeter le moindre regard, et pourtant, elle savait qu'il l'avait remarquée. Elle ne se posa pas plus de questions, et reprit sa marche, attentive à chaque son. Elle arriva finalement devant une peur colossale en métal et elle ralentit, l'observant attentivement. La matière avait été sculptée, chaque détail était là. On y voyait des mains, des têtes qui, comme attirées vers la pièce fermée, essayaient de revenir vers la jeune fille. Les visages n'exprimaient que la terreur, comme si ce qui les attendait derrière était la pire chose qui pouvait leur arriver. Terreur, n. f. : peur extrême, qui bouleverse, paralyse.Elle fut parcourue d'un frisson d'effroi, mais releva tout de même le menton, bomba le torse, afin de faire renaître un courage évanoui. D'une démarche lourde et assurée, elle parcourut les derniers mètres qui la séparaient de la porte. Courage, n. m. : fermeté devant le danger, la souffrance.Un sentiment d'horreur la prit dès qu'elle eut touché le métal glacé. Le battant s'ouvrit de lui-même. Mais elle ne vit jamais ce qui se trouvait derrière. Aussitôt les portes séparées, une balle lui avait traversé la tête. Mort, n. f. : cessation définitive de la vie.- Avant les corrections de Flopostrophe:
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Derrière les portes
Le réveil fut étrange. Elle s'assit dans un lit inconnu, les jambes couvertes d'un drap qui brillait d'un blanc immaculé, les coudes appuyés sur un oreiller de velours rouge sang. Ses cheveux étaient détachés, doux et lavés, ses ongles, limés, et elle pouvait sentir sur son visage une couche de maquillage. Soulevant les couvertures, elle passa ses jambes sur le côté du lit. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle, et vit des meubles en bois d'acajou vernis, des murs peints et une double-porte dorée. Elle se mit sur ses pieds et marcha jusqu'à une immense glace, afin de voir ce à quoi elle ressemblait.
Elle était vêtue d'une robe de nuit blanche qui lui arrivait au genoux. Un ruban bleu en satin lui serrait la taille, et un tissu transparent lui couvrait les épaules. Elle s'approcha de quelques pas, et observa son visage. Un trait noir soulignait ses yeux et elle avait sur son front deux cercles écarlates.
Elle abaissa ses paupières, et lança un regard vers la porte. Pieds nus, elle s'avança et posa une main sur le bois peint. Elle rapprocha son visage et écouta quelques instants. Aucun bruit. C'était parfait. Elle se redressa et poussa la cloison qui s'ouvrit sans problème. Elle se retrouva dans un couloir sombre.
L'endroit était immense. D'un côté s'alignaient toutes les portes, et de l'autre, le mur s'ouvrait sur des vitres d'où ne passait que la lumière de la Lune.
Elle choisit d'aller sur sa gauche. La fraicheur de la nuit dressait ses poils sur ses bras et le frottement du vêtement à l'arrière de ses genoux lui rappelait qu'elle ne savait pas où elle était. Des pas derrière elle la firent sursauter et se plaquer contre le mur. Elle vit un homme passer sans lui jeter le moindre regard, et pourtant, elle savait qu'il l'avait remarquée.
Elle ne se posa pas plus de question, et repris sa marche, attentive à chaque son.
Elle arriva finalement devant une peur colossale en métal et elle ralenti, l'observant attentivement. La matière avait été sculptée, chaque détail était là. On y voyait des mains, des têtes qui, comme attirées vers la pièce fermée, essayaient de revenir vers la jeune fille. Les visages n'exprimaient que la terreur, comme si ce qui les attendait derrière était la pire chose qui pouvait leur arriver.
Terreur, n. f. : peur extrême, qui bouleverse, paralyse.
Elle fut parcourue d'un frisson d'effroi, mais releva tout de même le menton, bomba le torse, afin de faire renaitre un courage évanoui. D'une démarche lourde et assurée, elle parcouru les derniers mètres qui la séparait de la porte.
Courage, n. m. : fermeté devant le danger, la souffrance.
Un sentiment d'horreur la prit dès qu'elle eût touché le métal glacé. Le battant s'ouvrit de lui même. Mais elle ne vit jamais ce qui se trouvait derrière. Aussitôt les portes séparées, une balle lui avait traversé la tête.
Mort, n. f. : cessation définitive de la vie.
- Corrections:
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qui lui arrivait au genoux = aux genoux Elle ne se posa pas plus de question = questions et repris sa marche = reprit et elle ralenti = ralentit elle parcouru les derniers mètres = parcourut les derniers mètres qui la séparait de la porte = séparaient dès qu'elle eût touché = eut Le battant s'ouvrit de lui même. = lui-même
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Akina❤
Messages : 5 Date d'inscription : 18/04/2018 Humeur : Joyeuse
| Sujet: Re: Derrière les portes Jeu 19 Avr - 13:05 | |
| C'est vraiment super ! Je m'attendais pas à la mort à la fin ^^ Tu es vraiment forte | |
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Ouppo Fou du roi
Messages : 571 Date d'inscription : 04/01/2016
| Sujet: Re: Derrière les portes Jeu 19 Avr - 21:04 | |
| C'est bien écrit, j'ai pas trop aimé le scénario, mais le style est là.
Continue. | |
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Ragne
Messages : 666 Date d'inscription : 02/04/2017
| Sujet: Re: Derrière les portes Jeu 19 Avr - 21:07 | |
| Comme je t’ai forcé, voici un retour, je suis trop fatigué pour détailler, donc ce sera juste… un avis un peu métaréfléchi sur tout ça. Je ne sais pas s’il va t’aider.
Tu es douée, étonnamment même, je t’avoue que je m’attendais à lire un texte beaucoup plus médiocre, mais tu as un sens du rythme puissant et une intelligence de narration réelle.
Par contre, tu as du mal avec la syntaxe, il y a des phrases trop longues des virgules superflues, des points en moins et des subornée qui alourdissent ton style.
Alors que penser du texte… je sais pas trop, l’histoire est pas ouf, elle se réveille, elle se lève elle meurt, mais en vrai, elle a pas d’importance.
Je pense qu’il lui manque un truc, il lui manque une voix. Tu as du talent, du talent réel et effectif, tu sais écrire, tu sais penser une histoire. Mais pour que cette narration m’emporte j’aurais aimé un propos plus immense, quelques moments où je dois regarder le mur blanc devant moi et me dire « oui… oui ce texte peut m’offrir ce changement ».
Mais c’est la quête du texte parfait ça
Il est déjà objectivement très bon.
Félicitation.
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| Sujet: Re: Derrière les portes | |
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